dimanche 24 juillet 2011

Quand je te pense


Quand je Te pense, il n'est rien de plus féroce à mon cœur que son éternelle jeunesse.

mardi 12 juillet 2011

Quan on ne croit plus en les rêves


Quand on ne croit plus en les rêves, il faut encore rêver y croire.

lundi 11 juillet 2011

Adage 1.

Le rêve et la croyance qui l'accompagne sont l'essence même de la niaiserie de l'Homme. Il faut, une fois ce rêve et sa croyance échoués entre deux eaux, se convaincre de vivre encore. 
Si seulement.

jeudi 9 décembre 2010

Abrutissement

J’ai l’impression que le temps m’échappe, que les jours s’allongent sans fin…  que la mort n’est qu’une idée abstraite… que le courant emporte tout et me laisse de côté… que mes suggestions se perdent… que mon travail est lourd… et mes lectures trop longues… je n’y vois pas le bout… j’y vois qu’un lent abrutissement… une collision d’atomes… et des pertes de sang inutiles.
J’y vois des auteurs inconnus et des coups de foudre anonymes, des paroles lancées au hasard qui ricochent sur mes paupières, un subtil abandon, l’inintéressement…  l’ignorance… le courant  m’a laissé… trop lourde de regards sur le monde…
Je me sens parfois malade.
Malade de continuer à apprendre, à espérer, que des lectures agissent comme des anesthésiants.
J’ai mal à imaginer l’enfant entre ses bras, qui délaisseront mon cœur.
La solitude et les hormones ne me valent rien. J’ai des rêves plein la tête et des peines plein le cœur.
J’aurais aimé être Ariane dans Belle du Seigneur, j’aurais aimé monologuer sur tout et rien, m’acheter un chien que j’aurais vu de derrière une vitrine, faire naître les jalousies pour guérir la mienne. Et réussir à vivre.
En avouant que mon existence n’aura servit à rien.

dimanche 7 novembre 2010

Le salut de la Renonciation


Il est tant de choses que j’aimerais ne jamais avoir connu.
Tant de choses.

Les bouquins n’y changent rien,
Toujours cette boule dans le ventre.

Je me demande s’il ne vaudrait pas mieux
Tout refaire.

J’aimerais les dévorer un à un,
M’alimenter de leur savoir
Faire un choix parmi l’une de leurs théories
Pour réussir à vivre
Avec toutes ces choses que j’aurais aimé ne jamais avoir connu.

Je ne connais pas la confiance, elle a été abattue.
Celle en l’autre bien plus que la mienne.

Où vais-je ?
Dans ce monde qui m’abrège à coup de solitude.
Et d’incompréhension, de non acceptation.

J’ai conscience de changer.
Au fil du temps et des lectures.
Du travail sur soi.
Mais ce qui se faufile sur le chemin est une longue ligne noire et incolore.
Seule.

Je ne me suis pas encore accomplie que ce chemin me rend réticente à poursuivre.
Alors quoi ? Fermer tous ces livres ?
Quitter l’Amour ?
Plaire à mon seul miroir ?

Pendant que d’autres jamais ne se posent ces questions.
Je crois avoir peur des conséquences  de ce travail sur mes idées. Et donc mes actes.
Parce que si aucune d’elle ne me convainc, ne trouve les mots justes pour me faire accepter les réalités, alors…
Alors… je poursuivrai mon chemin.
N’y étant pas parvenue.
Dans quel état ?
Combien de temps pourrais-je tenir encore ?

Rebelote.
Inutile de dire que tout cela m’accable.
Inutile de dire que cela m’angoisse.
Inutile de dire que pour dormir ce soir je pense aux substances qui m’y aideront.
Inutile.

Quand y parviendrais-je ?
Y parviendrais-je un jour seulement ?
Pour me sauver, moi et puis nous.
Y parviendrais-je ?
Je n’ai plus la force, ces derniers jours.
Et je vois alors la simplicité et le salut de la Renonciation.