Vivre et se demander pourquoi.
Lever alors les yeux au ciel comme si la réponse y était habilement cachée, le visage mouillé de larmes et le cœur haletant.
Respirer par ce corps si lourd, amoindrir ses pensées, songer seulement à l'unique vérité des paupières closes.
Et dormir.
Une
douleur parfois suffit à nous préserver de milliers d'autres. Une toute
seule, toute entière, énorme et difforme, avec la gueule d'un monstre
sylvain, un monstre assoiffé de sel, qui fait parcourir tout de long de
tremblements nos mains. Une douleur multiple qui assomme les songes et
décapite les rêves. Semblable à un trait de crayon qui ne dessine rien.
L'absolu néant.
On vit pour apprécier la fin.
D'un
coup, on a chaud, on se dit que c'est la vie dans nos veines. Mais ce
n'est que le monstre qui remue, qui gratte, qui creuse et brûle nos
chairs.
Il n'y a pas de lendemains.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire